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Infopratique

Lorsque le 12 octobre 1492, Colomb aborda dans une île appelée Guanahami qu'il rebaptisa San Salvador, il ne se doutait pas qu'il venait de toucher le Nouveau Monde. Les indigènes lui indiquèrent une plus grande île à proximité appelée Cuba. Il y débarque le 28 octobre1492. Dans son journal de bord il rapporte que des hommes et des femmes fumaient une herbe qui se nommait cohiba

Les premiers cigares furent produits en 1676, il fallut attendre 1731 pour que fussent instituées les célébrissimes manufactures royales de Séville. Ce n'est qu'après avoir rationalisé la culture, découvert et perfectionné la dessication et la fermentation que l'on put fabriquer les capes et aboutir enfin au cigare moderne. On doit sa mise au point à cette technique qui permit d'envelopper la tripe (l'intérieur du cigare) dans une feuille de tabac rendue résistante.

Le pays colonisateur conserva à son seul profit le bénéfice économique d'une telle industrie et Cuba fut vouée à ne fournir que la matière première. Tous les fumeurs du vieux continent avaient d'abord loué la qualité exceptionnelle des tabacs fabriqués dans la ville andalouse puis ils avaient fini par se rendre compte que les feuilles importées de Cuba supportaient mal le long voyage en bateau alors que les rares cigares qui arrivaient de la Havane étaient en parfait état. Quelques aventuriers décidèrent de s'expatrier sur ces terres et de fabriquer sur place les fameux puros.

La première moitié du xixe siècle vit le développement des marques qui créèrent les fabricas. La plupart des grandes marques vont alors s'établir : Partagas en 1827, H.Upmann en 1844 , La Corona en 1845. D'autres blasons célèbres vont suivre, El Rey del Mundo (1848), Romeo y Julieta en 1850, Hoyo de Monterrey de José Gener, Ramon Allones, Bolivar. Le célèbre Montecristo n'arrivera lui que bien plus tard.

Bien des marques créées à cette époque ont disparu avant ou après la guerre mondiale : Murias, Henry Clay, Farach, La Gloria Cubana, le si fameux Vilar y Vilar objet de toutes les convoitises.

En 1827 Don Jaime Partagas installa la Flor de Tabacos Partagas y Compania au 172-174 rue de l'Industrie. En 1850 ces ateliers furent le cadre d'une grande première dans l'histoire des conquêtes sociales des ouvriers cubains du tabac : un lecteur fit son apparition dans la fabrique Partagas. Les révolutions cubaines naquirent sur les bancs ds rouleurs avant d'essaimer dans toutes les couches sociales. Car à Cuba, les ouvriers du tabac ont toujours constitué l'avant-garde ouvrière.

Les pionniers comme Manuel Lopez, José Gener, Hoyo de Monterrey, associèrent culture du tabac et fabrication du cigare. Ils assuraient le contrôle de la qualité de leurs produits tout au long de la chaîne du travail. Aujourd'hui encore la plantation Hoyo de Monterrey créée par José Gener à San Juan fournit les meilleures feuilles de tabac de Cuba, en particulier les capes.

En 1850 Gustave Bock eut l'ingénieuse idée de baguer les havanes. Pas un chef d'État, pas un souverain n'eut de cesse de réclamer des pièces baguées à son nom du chancelier Bismark au Roi Farouk. L'exclusivité des bagues ne suffit plus, les puissants réclament aux producteurs des cigares conçus pour leur usage unique. La cour d'Espagne s'était déjà réservée le cigare qui passait pour être le meilleur de tous : le Regalia.

à cause de cet engouement et profitant de ces demandes multiples, les grandes dynasties du cigare se développèrent et s'enrichirent au détriment de leurs concurrents espagnols. Les manufactures de Séville furent contraintes de fermer leurs portes en 1900.

La première guerre mondiale et le krach boursier de 1929 marquèrent l'arrêt de cette expansion, puis une baisse sensible de la consommation. Seule exception l'Espagne dont toutes les couches de la population continuent à fumer. La consommation reprit à la fin des années 1950. Mais l'arrivée au pouvoir de Fidel Castro remit tout en cause. Le dictateur Battista s'enfuit à Saint-Domingue, aussitôt suivi par les propriétaires des grandes marques. Castro prit la décision de nationaliser les moyens de production des industries du sucre et du tabac. Mais plus tard 90 % des terres furent rendues aux petits paysans. Seules les grandes plantations comme Hoyo de Monterrey restèrent propriété de la collectivité et exploitées sous forme de fermes d'État.